On aurait pu croire que la polémique, au vu des innombrables éléments montrant que des gazages homicides ont eu lieu, cesserait, mais les négationnistes continuent leur travail de sape.
Nous revenons donc ici sur des arguments couramment avancés de nos jours.
Le premier "argument" consiste à dire que le rapport du Professeur Fabre, qui a recherché des traces de cyanure, a "mystérieusement" disparu, et même qu'il a été volé. Passons sur le fait qu'il est courant que des documents, échantillons se perdent dans le temps, et que ceci n'est pas forcément surprenant.
De toute façon, "voler" ce rapport aurait été stupide, puisqu'il est de toute façon bien connu que le Pr Fabre n'a pas trouvé de traces de cyanures dans les échantillons qu'il a analysés. 24 bocaux ont été adressés pour analyse au Pr Fabre, dont 21 concernaient des pièces anatomiques.
Le rapport du Pr Fabre, daté du 1er décembre 1946, remis aux médecins légistes, indique que "Dans les viscères conservés dans le liquide conservateur (alcool+formol) et remis aux fins d'analyse, il n'a pas été décelé de toxiques volatils, et particulièrement d'acide cyanhydrique. Il convient de rappeler que ce toxique n'aurait pu, selon les essais préliminaires, être décelé que s'il avait été présent à une dose supérieure à 6 milligrammes dans la prise d'essai".
Et les légistes indiquent plus loin: "Les conclusions négatives du rapport d'expertise du Pr Fabre ne s'inscrivent pas en faux contre la possibilité et même la grande probabilité de l'intoxication par l'acide cyanhydrique. Le même auteur n'a t-il pas écrit dans ses 'Leçons de toxicologie' (1943) Fascicule V, P. 29: "Dans les cas de mort par inhalation d'acide cyanhydrique, la recherche est souvent négative, étant donné les doses faibles nécessaires pour provoquer la mort dans ces conditions'. Il convient d'ajouter qu'un certain temps après la mort, le poison disparaît des viscères; or, dans le cas présent, l'analyse toxicologique a eu lieu plus de deux ans après la mort."
En passant, des pièces anatomiques ont aussi bien été adressées au Commandant Bernier au Val de Grâce, et la conclusion est que pour les 3 sujets sur lesquels les pièces ont été prélevées, le décès est du à un œdème pulmonaire aigu attribuable à une asphyxie gazeuse.
Dans ce cas, les négationnistes ne se plaignent pas que le rapport a subsisté. Les négationnistes n'en parlent tout simplement pas.
De fait les légistes concluent que (sauf les corps des Russes mélangés à celui des 86 juifs pour masquer le crime, morts eux de dénutrition, de tuberculose, ..) toutes les personnes examinées étaient dans un bon état de santé, incapable d'entraîner un décès, et que les signes relevés (roseur des viscères, suboedème pulmonaire, ..) permettent d'affirmer une asphyxie gazeuse et même au cyanure, qui leur paraît très vraisemblable.
Notons que dans un blog de 2013 où il relate sa lecture du rapport des légistes, Faurisson oublie absolument tous les arguments de médecine légale, indépendants de l'analyse toxicologique, concluant à une asphyxie au cyanure, comme justement l'aspect congestif des viscères, ..(il se vante dans ce blog d'avoir perdu en appel, en 1983, un procès intenté par la LICRA, content de certains attendus ne reprenant pas les moyens invoqués par les plaignants contre sa "méthode historique" - ou comment dire gagné un procès perdu).
Les témoignages des préparateurs de la morgue de Strasbourg concordent, les cadavres ont été "livrés" en 4 fois, encore tièdes.
Josef Kramer indique que les gazages se déroulaient vers 9 heures du soir, ce qui concorde avec les résultats des autopsies, et que les corps ont été emmenés en camion vers la Reichsuniversität de Straßburg à 5 heures du matin, de nuit encore, pour éviter qu'on n'observe leur transport.
Mais M. Faurisson, ou M. Reynouard, voudraient absolument que les corps aient séjourné dans des cuves proches de la chambre à gaz. On se demande bien pourquoi, puisque personne n'a jamais prétendu que les 86-87 corps aient séjourné là. Une plaque de musée dit que des corps s'y sont trouvés, mais seule une plaque de musée prétend une chose pareille.
Mais ça permet à ces messieurs de ridiculiser l'idée qu'on ait pu transporter les corps de ci de là, devant d'éventuels témoins (à 5 h du matin, et il n'y avait là que le garage SS, mais passons).
Voilà ce que donne ce "pas de danse négationniste" selon M. Reynouard, pour amener les corps où ils n'ont jamais été:

Ou encore :

Il n'y a pas de quoi rire, mais ces schémas évoquent un peu la célèbre bande dessinée de Gotlib sur le "tango saharien":

Comme M. Faurisson, M. Reynouard est un "révisionniste de musée", il ne "révise" que les discours des guides touristiques à l'usage des visiteurs, et ignore la vérité historique.
Il ajoute à ce qu'on appelle souvent la "choucroute théorie" (il montre des cuves à choucroute pour les comparer à ces 3 cuves) ce que nous appellerons le "tango saharien".
Evidemment, on peut s'interroger. Il n'est pas niable qu'il y avait un entonnoir (visible au Musée de la Résistance de Besançon), un tuyau traversant le mur (pas retrouvé, mais le trou est tout de même là), et une bassine de porcelaine dans le sol, de 30x50cm, d'une capacité de 1 à 2 litres, et protégée par une grille.
Selon les aveux de Kramer, c'est logique; on dépose des sels dans la bassine, on y verse de l'eau, un gaz toxique se dégage, les condamnés meurent, on nettoie la pièce des cadavres et la cuvette des produits chimiques, et on recommence.
Mais dans l'optique des négationnistes, à quoi sert tout ce dispositif ? Et bien, Monsieur Reynouard n'a pas d'idée précise à ce sujet, ça lui est relativement indifférent. Du moment que ça n'a pu servir à un gazage homicide.. Enfin bon, pour ne pas laisser trop gambader notre imagination, il émet une hypothèse: c'était pour les expériences de Bickenbach, pour injecter dans la pièce du gaz phosgène sous "haute pression":


Il y a un "petit problème", le gaz phosgène ne se présente absolument pas ici sous "haute pression", comme il le serait dans un obus au phosgène, mais tout bêtement dans des ampoules de verre, sous légère pression certes (le produit bout à 8°C) mais sans précaution superflue; on brisait simplement les ampoules en les jetant par terre pour qu'elles libèrent leur contenu, juste avant de fermer la porte.
Les détenus devaient briser eux-mêmes celles qui se seraient pas cassées, si besoin, dans la chambre à gaz close. Les doses de phosgène les plus élevées dans ces expériences étaient d'une dizaine de grammes (Nüremberg, NO-1852) ce qui correspond à une concentration de 0.5g / m3, soit encore 120 ppm en volume.
Les médecins légistes ont d'ailleurs retrouvé des débris d'une de ces ampoules dans le siphon d'évacuation.
Citons le témoignage de Willy Herzberg, qui a survécu à une de ces expériences. "A peine les portes fermées, le professeur avait demandé si les bouteilles, c'est à dire les ampoules, étaient bien cassées. Il avait crié ça de dehors et j'avais répondu 'oui', bien que je n'avais pas vu si les deux ampoules étaient bien cassées. Contrairement aux instructions du professeur, je n'ai pas couru vers le ventilateur qui s'était mis en marche. Je me suis placé encore plus près des portes, j'ai ôté ma veste et je l'ai maintenue devant ma bouche. J'ai respiré très prudemment". [Il constate qu'une ampoule est restée intacte. Il attire l'attention d'un de ses compagnons, Franz Serynek, sur le fait qu'elle devait être détruite] "aussitôt que le ventilateur situé au plafond serait mis en marche et que les portes seraient ouvertes".
Et donc quoi faire de ce tuyau qui injecterait du phosgène sous haute pression ?
Sous forme liquide, aux plus fortes doses utilisées dans les expériences de Bickenbach (une dizaine de grammes selon le document NO-1852) ce tuyau aurait servi à injecter environ 7 centimètres cube de phosgène dans une cuvette de un ou deux litres.. Une disproportion ridicule entre le volume du phosgène et les volumes du tuyau, de la cuvette..
Quoi donc fairede cet entonnoir et de ce tuyau ? Rien, car M. Reynouard avance cette hypothèse juste comme ça, les gazages du Struthof ne l'intéressent pas.
Rappelons que le phosgène est un produit létal à des concentrations moindres que le cyanure d'hydrogène: "Pour des concentrations supérieures à 200 ppm de phosgène, une forme suraiguë d’intoxication
est décrite. Elle se traduit par une mort rapide en quelques minutes liée à une hémorragie pulmonaire" (document INERIS-DRC-01-25590-ETSC/TOXI- STi -).
Généralement, les effets délétères du phosgène surviennent avec un temps de latence, pouvant aller jusqu'à 12 heures (audition de Bickenbach lui-même au "Tribunal d'honneur des professionnels de la santé" à Cologne, en 1965), mais même si les effets sont tardifs, le produit est extrêment dangereux.
Pourtant, si les négationnistes dénient des gazages avec des cyanures au Struthof,
ils ne semblent pas contester l'usage d'un produit plus dangereux encore dans cette même chambre à gaz.
Dans un blog de 2013, Robert Faurisson s'en prend de manière répétée à l'historien Robert Steegmann, accumulant les griefs jusqu'à lui reprocher de n'avoir pas montré dans ses livres une photo ou un dessin de la chambre à gaz.
Touriste dans l'âme, Faurisson voudrait des illustrations et des cartes postales jusque dans les livres d’histoire. On remarque le même travers dans des vidéos de Reynouard, qui feuillette un livre entier à la recherche d'une photo ou d'un dessin, et se désole de ne pas en trouver.
Un argument répété par Faurisson est que la porte de la chambre à gaz n'était pas suffisamment étanche, faute d'une "d’une porte d’acier à volant comme on en voit aux sous-marins."
Il a pourtant lu le rapport des légistes indiquant que "cette pièce est fermée d'une porte à paroi épaisse, garnie intérieurement d'une plaque de tôle ripolinée (photo 47). Les joints, qui étaient garnis de feutre (on trouve encore les pointes qui le fixaient), rendaient la fermeture étanche. Trois verrous (photo 48), celui du milieu avec une vis de serrage, permettent la clôture hermétique de cette pièce."
Faurisson commet même l'imprudence d'ajouter : "Il [Steegmann] prêterait plus d’attention aux témoignages selon lesquels cette misérable chambre à gaz, si élémentaire, si bricolée, avec ses joints de « feutre » (!), avait été en réalité utilisée pour l’inoffensif entraînement des recrues au port du masque à gaz (avec passage en atmosphère simplement viciée) quand ce n’était pas aux recherches du Dr Bickenbach sur l’urotropine ou tel autre antidote destiné aux malheureuses victimes des bombardements au phosphore ou du typhus".
Faurisson ne semble pas faire la différence entre du "phosgène", un gaz de combat,et des bombardements au "phosphore". Ça n'est pas très sérieux.. un antidote pour les victimes de bombardements au phosphore..
Nous avons déjà dit que les recherches de Bieckenbach sur l'urotropine utilisaient du phosgène, un gaz plus dangereux encore que le cyanure d'hydrogène (même s'il développe son plein effet de façon retardée, jusqu'à 12 heures après l'exposition), et pour lequel il fallait bien que la porte soit étanche, quoiqu'en pense Faurisson..
Un argument négationniste récurrent depuis Leuchter est qu'il est très dangereux d'évacuer de l'acide cyanhydrique à l'air libre. Faurisson, nous l'avons vu, prétend que procéder ainsi aurait mis en danger le commandant du camp dans la villa Ehret, qui est à 500 mètres à vol d'oiseau.
Voyons à quoi ressemble la chambre à gaz et la maison qui l'abrite:

Je pense qu'on peut admettre que l'extrémité de cette cheminée (rappelons en passant qu'elle a été rallongée, dans la liste des travaux de mise à niveau de la chambre à gaz) se situe à 5 ou 6 mètres de haut.
Mettons que la dose d'HCN du gazage ait été extrêmement élevée, par exemple 10g/m3 (soit 200 grammes comme le volume de la G-Kammer est de 20m3).
En fait, en supposant que 250cc de cyanure de calcium ont été utilisés au total, on trouve qu'un peu plus de 60 grammes d'HCN ont été utilisés pour chacun de trois gazages (vraisembablement quatre gazages en fait donc moins encore), soit un peu plus de 3 grammes par mètre cube au plus. Notre estimation est donc très conservatoire avec vraisemblablement une concentration en fait 4 fois inférieure.
Des caractéristiques du moteur de ventilation, on peut estimer la capacité de ventilation à 340 m3/heure environ.
Les gaz évacués avec un tuyau de 20cm de diamètre sortiraient à près de 11 km/h.
Dans l'hypothèse extrême où une concentration de 10 grammes / m3 aurait été atteinte, et sans vent, la seule précaution à prendre aurait été de ne pas rester droit au pied de cette cheminée pendant les 4 premières minutes de la ventilation de la chambre à gaz. En se tenant simplement à 5 mètres de distance de cette cheminée, il n'y avait plus aucun danger même en début de ventilation.
Ci-dessous une simulation des concentrations de gaz pendant la ventilation de cette dose extrême de 200 grammes d'HCN dans la chambre, à 4 mètres de distance pour une personne de grande taille.

En ordonnée la concentration d'HCN en ppm calculée à 5.50m de l'extrémité de la cheminée, en abscisse le temps t en minutes. Rappelons que selon les données du fabricant chimiste DuPont, une dose de 55 ppm peut-être tolérée pendant 1/2h à 1 heure sans effet immédiat ni futur sur la santé.

Cette photo montre un bâtiment où les effets vestimentaires et autres étaient épouillés en continu à Birkenau avec de l'HCN. En passant, ces locaux dont nul ne conteste cet usage, n'ont de Bleu de Prusse qu'à un seul endroit restreint..
Veuillez noter qu'il n'y a pas la moindre trace d'une cheminée sortant du très ordinaire, alors qu'on prétend qu'il en aurait fallu une de je ne sais quelle hauteur pour que la population alentour ne meure pas de tels épouillages..
Lien de référence : http://www.scrapbookpages.com/AuschwitzScrapbook/Tour/Birkenau/DisinfectionBuilding.html
Pas de chance, voici une photo de ce qu'on a retrouvé à la libération du camp:

Tout négationniste normalement constitué clamera qu'il est totalement impossible qu'un sel de cyanure dégage de l'HCN quand on y ajoute de l'eau.
D'ailleurs c'est l'avis de Vincen Reynouard lui-même sur son site:
"V. R. — Ses « aveux » sont incroyables pour une simple raison : n’importe quel élève qui a étudié la chimie jusqu’en classe de première sait que pour libérer rapidement une quantité appréciable d’acide à partir d’un sel, il faut utiliser un acide fort, pas de l’eau. La raison est simple : supposez que votre sel soit du cyanure de potassium (KCN). Lorsque vous le versez dans une solution aqueuse, il se dissocie entièrement suivant la réaction : KCN ® K+ + CN-. Pour produire rapidement une quantité appréciable d’acide cyanhydrique (HCN), il va falloir apporter très vite des ions H+ (ions hydronium) qui se fixeront sur les ions cyanures suivant la réaction : H+ + CN- ® HCN (acide cyanhydrique). Or, il se trouve que l’eau (H2O) n’est pas un bon « fournisseur » d’ions H+. C’en est même un très mauvais, car pour en fournir, elle doit se dissocier suivant la réaction H2O ® H+ + OH-. Mais cette réaction est très rare (en moyenne, sur 55 millions de molécules d’eau, une seule se dissocie). En revanche, un acide fort comme l’acide chlorhydrique (formule : HCl) est un très bon fournisseur d’ions H+, car en solution aqueuse, il se dissocie totalement suivant la réaction : HCl ® H+ + Cl-. Gazer avec une telle méthode est donc impossible. Sans doute est-ce pour cela que dans son livre Un enfer en Alsace, l’ancien déporté E. Marlot a reproduit une version tronquée des aveux de J. Kramer, version dans laquelle on a supprimé — sans prévenir le lecteur ! — tout le passage relatif à l’eau qui aurait été versée sur les sels cyanhydriques"
Malheureusement, les alcalino-terreux ont une fâcheuse tendance à s'hydrolyser quasi-instantanément au contact de l'eau (voir http://www.cchst.com/oshanswers/chemicals/reactive/react.html) par exemple.
Vincent Reynouard en est averti comme il l'a d'ailleurs reconnu lui-même dans une discussion suivant sa vidéo sur le supposé refus de discuter de Gilles Karmasyn.
"Cela dit, j'en viens au problème de chimie : dans ma vidéo où je traitais des "aveux" de Kramer, j'ai supposé qu'il avait utilisé un sel de cyanure assez commun dans les laboratoires (ou chez les bijoutiers), le cyanure de potassium (KCN). Or, le KCN, très soluble dans l'eau, s'hydrolyse très peu, ce qui entraine un dégagement très faible d'acide cyanhydrique. C'est ce que j'ai expliqué dans ma vidéo. Point.
Alors, certes, on peut supposer que Kramer aurait utilisé du cyanure de calcium, mais on n'en a pas la preuve et, surtout, son témoignage est si flou que, finalement, on ne peut rien en déduire... "
D'où cette affirmation remarquable dans une discussion à l'aube de la Toussaint 2014:
"Mais que lit-on dans le témoignage de Kramer lui-même : "Il [Hirt] me remit un flacon de la contenance d'un quart de litre environ contenant des sels que je crois être des sels cyanhydriques". Quand on parle ainsi, surtout s'il s'agit d'un simple quidam, c'est qu'il s'agit d'un liquide. Et puis, il n'était pas question de bouchon scellé. "
Rappelons les termes de la seconde déclaration de Kramer : "Then Hirt gave me a glass bottle closed with wax. It contained a substance consisting of small white granules, which looked like soda. Hirt told me that I could produce a toxic gas by adding water to the bottle's contents. He also gave me specific instructions regarding dosage. "
C'est donc des petits cristaux blancs ressemblant à des cristaux de soude, qui selon Hirt devaient dégager des gazs toxiques au contact de l'eau.
Vincent Reynouard est-il si sûr de ce qu'il ajoute ? "et, surtout, son témoignage est si flou que, finalement, on ne peut rien en déduire..".
Kramer comme les "quidam" qui le lisent comprennent très bien que ce sont des cristaux liquides qui dégagent du gaz au contact de l'eau, d'ailleurs la thèse des négationnistes depuis des dizaines d'années, avant subitement d'examiner et de réaliser l'exception du cas du cyanure de calcium qui lui dégage effectivement de l'HCN au contact de l'eau (commercialisé à la même époque sous le nom de Cyanid par la même firme, pour déparasiter les cultures avec la simple humidité de l'air).
Bref, dans le bon vieux temps, avec des sels et de l'eau ça ne pouvait pas marcher; et tout d'un coup, quand se souvient de l'hydrolyse des sels de calcium (gloire aux talents de chimiste de M. Reynouard), les cristaux de cyanure de calcium se transforment possiblement en solution liquide..